10 livres pour Halloween

Boys and girls of every age
Wouldn’t you like to see something strange?

« This is Halloween! » / « Bienvenue à Halloween ! » (L’étrange Noël de M. Jack, 1993)

Au moins d’août, je profitais de la parution très attendue de Harry Potter & The Cursed Child pour mettre à jour ce blog après une longue pause estivale. Depuis, j’ai lu d’autres livres (si vous me suivez sur Instagram, vous les avez sans doute aperçus), mais j’ai aussi fait ma rentrée dans un nouvel établissement (en tant que prof, hein, pour ceux qui débarquent) et le mois de septembre est tout simplement passé à une vitesse folle. A peine le temps de dire : « Ouf ! » et nous voilà déjà en octobre !

Il se trouve que le mois d’octobre est l’une de mes périodes préférées de l’année. Les températures baissent, les jours raccourcissent, les feuilles dorent, tombent et craquent sous les semelles… Pulls, vestes et foulards sont à nouveau de mise et, quand le temps de ne se prête pas à de longues promenades, rien de tel que de se lover sous un plaid pour savourer un bon roman et une tasse de thé. Et puis, à la fin du mois, il y a Halloween !

Alors, pour l’occasion, je vous ai préparé une petite liste de dix récits fantastiques et/ou d’horreur à lire pour se faire peur ! Certains vous donneront juste la chair de poule, d’autres vous feront carrément faire des cauchemars… Dans tous les cas : âmes sensibles s’abstenir ! 😉

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woman-in-blackThe Woman in Black [La Dame en noir] de Susan Hill (1983)

Vous connaissez peut-être déjà The Woman in Black grâce à l’adaptation cinématographique de 2012 dans laquelle Daniel Radcliffe tient le rôle principal. Croyez-moi, le roman fait bien plus peur que le film !

Arthur Kipp, un jeune notaire londonien, est envoyé dans un village côtier du nord de l’Angleterre pour assister aux funérailles de Mrs. Drablow et mettre en ordre ses affaires. Il se rend donc dans le vieux manoir délabrée, coupé du monde par des marais désolés et dangereux à traverser, dans lequel la veuve vivait recluse depuis de nombreuses années. Au cours des jours qui suivent, Arthur est confronté à des phénomènes étranges et de plus en plus inquiétants : des bruits inexpliqués, des voix qui semblent ne venir de nulle part, des objets qui bougent sans cause apparente, et, à plusieurs reprises, l’apparition d’une mystérieuse dame en noir. Qui est cette dernière ? Quel est son lien avec la veuve récemment défunte ? Arthur a bien du mal à obtenir des réponses auprès des habitants du village, mais, en triant les papiers de Mrs. Drablow, il découvre petit à petit la terrible vérité…

house-of-leavesHouse of Leaves [La Maison des feuilles] de Mark Z. Danielewski (2000)

Comment décrire House of Leaves, tant cet ouvrage défie toutes conventions ? Le récit est éclaté, les fils narratifs entremêlés, certaines pages fourmillent de notes tandis que d’autres sont laissées presque blanches. La lecture de House of Leaves, dans la forme comme dans le fond, est une expérience unique, géniale, cauchemardesque, dont on ne ressort pas tout à fait indemne. Assurez-vous d’avoir les nerfs solides !

Johnny Truant, un jeune tatoueur de Los Angeles, emménage dans un appartement dans lequel il découvre un manuscript rédigé par Zampanò, le vieil homme aveugle qui occupait les lieux avant lui et qui est maintenant décédé. Il s’agit de travaux de recherche au sujet d’un film intitulé The Navidson Records, dont Johnny n’a jamais entendu parler et dont personne ne peut confirmer l’existence. Intrigué, Johnny décide de remettre en ordre et de transcrire les notes de Zampanò. D’après ces dernières, The Navidson Records est un film documentaire consacré à la maison dans laquelle Will Davidson, un célèbre photo-reporter, vient d’emménager avec sa femme et ses enfants. Il se trouve que la maison a une étrange particularité : elle est plus grande à l’intérieur qu’à l’extérieur. Elle continue de croître – une porte par-ci, un placard par-là – jusqu’à l’apparition d’un couloir démesuré, plongé dans l’obscurité la plus complète, d’où proviennent d’inquiétants grognements.Will et son frère, Tom, se lancent alors au péril de leurs vies dans l’exploration de ce couloir apparemment sans fin et filment ce que Zampanò décrit comme étant The Navidson Records. Fiction ou réalité ? A mesure qu’il transcrit les notes de Zampanò, Johnny devient de plus en plus obsédé par l’histoire de cette maison et de ses habitants…

jane-eyreJane Eyre de Charlotte Brontë (1847)

Au moment de concevoir cette liste, j’ai hésité entre Jane Eyre de Charlotte Brontë et Wuthering Heights [Les Hauts de Hurlevent] de sa soeur Emily. Wuthering Heights est sans doute plus sombre, le destin de ses personnages plus violent, mais j’ai toujours eu une préférence marquée pour Jane Eyre. L’atmosphère oppressante de Thornfield Hall et les mystères qui l’habitent en font un très bon exemple de littérature gothique.

Orpheline, Jane Eyre a d’abord été recueillie par une tante cruelle et injuste, puis envoyée dans un misérable pensionnat pour jeunes filles où elle a subi de nombreuses privations et humiliations. Devenue adulte, elle trouve une place de gouvernante à Thornfield Hall et se voit confier la charge de la jeune pupille du maître des lieux, Mr. Rochester. Ce dernier est un homme sombre et énigmatique, parfois brusque, mais Jane ne manque pas de caractère et elle ne tarde pas à gagner son respect, puis son affection. Cependant, les murs de Thornfield Hall dissimulent de lourds secrets qui pourraient bien compromettre leur relation et obliger Jane à faire des choix douloureux…

Horrostor coverHorrorstör de Gary Hendrix (2014)

Un livre qui ressemble à un catalogue Ikea… Rien de bien effrayant, n’est-ce pas ? Regardez plutôt la couverture de plus près… Je vous garantis qu’après avoir lu Horrostör, vous ne verrez plus Ikea de la même manière ! Review complète ici.

Il se passe quelque chose d’étrange au magasin de meubles Orsk à Cleveland, en Ohio. Ces derniers temps, les employés découvrent, en arrivant le matin, des étagères Kjërring démontées, des piles de gobelets Glans renversées, des armoires Liripip fracassées… Les ventes sont en berne, les responsables de rayon paniqués : les caméras de surveillance ne montrent rien d’anormal. Pour lever le mystère, une équipe de trois employés s’engage à rester sur place toute une nuit. Au coeur de l’obscurité, ils arpentent les allées du showroom désert, courent après d’inquiétants bruits et finiront par se confronter aux pires horreurs… (Résumé tiré du site de l’éditeur français, Milan et demi.)

frankenstein-penguin-horrorFrankenstein de Mary Shelley (1818)

Ah, un grand classique ! Nous avons tous en tête les images de la célèbre adaptation de James Whales avec Boris Karloff dans le rôle de la Créature. En revanche, nous sommes moins nombreux à avoir lu le roman de Mary Shelley… Or, il ne s’agit pas que d’une histoire d’horreur (même si c’est une bonne histoire d’horreur !) mais d’un récit complexe qui nous interroge sur notre définition de l’humanité et sur les responsabilités liées aux progrès de la science. Les questions soulevées par Frankenstein sont aussi pertinentes aujourd’hui qu’il y a deux siècles ; et les inquiétudes d’alors restent celles de maintenant…

Victor Frankenstein, jeune étudiant en médecine à l’université d’Ingolstadt, en Allemagne, veut absolument percer le secret de la vie et reproduire, par des moyens scientifiques, « l’étincelle » qui lui permettrait de vaincre la mort. Après avoir minutieusement assemblé un corps humain entier à partir de morceaux de cadavre volés, Frankenstein met à l’épreuve ses théories et parvient contre toute attente à animer sa créature. Mais, presque aussitôt, fierté et exaltation font place à un profond sentiment d’horreur et de dégoût, et Frankenstein s’enfuit. Livrée à elle-même, la Créature n’a d’autre choix que de s’aventurer dans le monde des hommes. Elle apprend leur language, leur poésie, leur musique ; elle fait également l’expérience de leur cruauté. Crainte et rejetée de tous, la Créature décide alors de prendre sa revanche sur Victor Frankenstein, ce père absent qui l’a condamnée à une vie solitaire et maudite…

dracula-book

Dracula de Bram Stoker (1897)

Encore un classique ! Comme dans le cas de Frankenstein, l’oeuvre d’origine gagne à être redécouverte. Il s’agit d’un roman épistolaire, dans lequel se mêlent et se répondent lettres, mémos, coupures de presse, journaux personnels, documents officiels, transcriptions d’enregistrements… La lecture en est d’autant plus rapide ; malgré son volume, c’est un roman qui se dévore ! (Sans mauvais jeu de mots…) Et si vous pensez en connaître déjà l’histoire, croyez-moi, Dracula vous réserve encore des surprises… et des frissons !

Jonathan Harker, un notaire londonien, est envoyé dans un territoire reculé des Carpates pour aider le comte Dracula, un noble transylvain, à venir s’établir en Angleterre. Dracula est un homme étrange mais bienveillant, plein de sollicitude pour Jonathan. Cependant, ce dernier ne tarde pas à entrevoir la véritable nature du comte et à s’apercevoir qu’il est prisonnier de son château hanté par des créatures malfaisantes. Il parvient à s’échapper et retrouve sa bien-aimée, Mina, à laquelle il confie ses aventures. Malheureusement, Jonathan n’a pu empêcher Dracula de gagner l’Angleterre où il a jeté son dévolu sur Lucy, la meilleure amie de Mina. Lucy tombe mystérieusement malade ; tandis qu’elle dépérit, le Dr. Seward, impuissant, fait appel à l’un de ses anciens professeurs, Van Helsing, qui reconnaît là l’oeuvre d’un vampire. Epaulés par Arthur Holmwood, le fiancé de Lucy, ainsi que par Quincey Morris, l’un de ses anciens prétendants, ils luttent jour et nuit pour sauver la jeune femme – en vain. Jonathan et Mina se joignent alors à Van Helsing, Seward, Holmwood et Morris pour traquer le comte Dracula et l’arrêter avant qu’il ne fasse d’autres victimes…

drawing-bloodDrawing Blood [Sang d’encre] de Poppy Z. Brite (1993)

Poppy Z. Brite… L’un des auteurs qui ont marqué mon adolescence ! Brite s’est fait un nom dans les années 90 grâce à ses histoires d’horreur particulièrement sombres et transgressives. Drawing Blood reste ma préférée, mais si vous aimez les vampires, je vous recommande aussi Lost Souls [Âmes perdues]. Ces romans sont les plus explicites de cette liste : le corps humain, chez Brite, est tantôt terrain du désir, tantôt terrain de l’horreur, et la frontière qui sépare les deux est parfois trouble…

Trevor est le fils de Bobby McGee, un auteur de comics (bandes dessinées américaines) célèbre à la fois pour son oeuvre subversive et pour avoir brutalement tué sa femme et son plus jeune fils avant de se suicider. Seul survivant du massacre, Trevor a hérité des talents de dessinateur de ce père qu’il cherche désespérément à comprendre. Pourquoi s’est-il suicidé ? Pourquoi a-t-il emporté sa femme et son fils avec lui ? Et, surtout, pourquoi a-t-il épargné Trevor ? Vingt ans plus tard, Trevor décide de revenir sur les lieux du drame, à Missing Mile, en Caroline du Nord. Son chemin croise alors celui de Zach, un jeune hacker de génie poursuivi par le FBI. Zach a justement besoin d’un endroit pour se cacher et, fasciné par Trevor, il s’installe avec ce dernier dans sa maison d’enfance, laissée à l’abandon depuis le massacre. Après être resté si longtemps sans réponses, Trevor se lance corps et âme dans sa traque des fantômes du passé ; mais Zach et lui sont-ils vraiment prêts à affronter l’esprit torturé de Bobby McGee ?

the-turn-of-the-screw-penguinThe Turn of the Screw [Le tour d’écrou] de Henry James (1898)

The Turn of the Screw divise les critiques depuis sa parution. Peut-on avoir confiance en l’héroïne lorsqu’elle décrit les apparitions fantomatiques qui la tourmentent ? Ou ne sont-elles que le produit de son esprit délirant ? Qu’importe ! Dans un cas comme dans l’autre, le récit progresse inexorablement vers son dénouement glaçant…

Une jeune gouvernante se voit confier la charge de deux orphelins, Miles et Flora. Leur oncle et gardien, qui réside à Londres, n’éprouve que peu d’intérêt pour eux. Les enfants vivent donc dans une grande maison de campagne et sont placés sous l’entière responsabilité de leur nouvelle gouvernante. Peu après son arrivée, cette dernière remarque la présence de deux mystérieuses figures, un homme et une femme, que personne d’autre ne semble voir. Elle apprend que la gouvernante précédente a eu une relation avec un autre employé de la maison, mais qu’ils ont tous les deux disparu dans des circonstances tragiques. Elle les soupçonne d’être les deux mystérieuses figures, venues hanter le domaine par-delà la mort ; pire encore, ils semblent porter une attention particulière à Miles et Flora…

carrieCarrie de Stephen King (1974)

Est-il seulement possible de rédiger un article sur l’horreur et le fantastique sans mentionner Stephen King au moins une fois ? J’en doute ! J’ai choisi Carrie tout simplement parce qu’il s’agit de mon tout premier Stephen King et que, même s’il me fait moins peur maintenant que lorsque j’étais adolescente, le souvenir de cette lecture me fait encore frémir !

Carrie, 16 ans, vit sous la coupe d’une mère tyrannique et violente obsédée par la religion. Au lycée, les choses ne vont guère mieux : effacée, maladroite, à l’apparence peu flatteuse, elle est la cible de toutes les moqueries. Ce qu’ils ignorent tous, c’est que Carrie cultive en secret un don hors du commun : celui de manipuler les objets par la seule force de la pensée… A l’approche du bal de fin d’année, quelques élèves préparent une dernière farce dont la victime sera Carrie. C’est l’humiliation de trop : Carrie, incapable d’en supporter davantage, utilise ses pouvoirs pour se venger dans un déchaînement de violence qui va transformer la nuit du bal en nuit d’horreur…

we-have-always-lived-in-the-castleWe Have Always Lived in the Castle [Nous avons toujours vécu au château] de Shirley Jackson (1962)

Je n’écrirai pas que j’ai gardé la meilleure pour la fin, car je serais bien en peine de placer un(e) seul(e) auteur(e) au-dessus du lot parmi ceux et celles que j’ai cités dans cet article, mais j’ai tout de même une admiration particulière pour Shirley Jackson. Stephen King considère que The Haunting of Hill House [Hantise / La Maison hantée] est l’un des plus admirables récits fantastiques jamais écrits. Chaque nouvelle qui compose The Lottery [La Loterie] est un petit chef-d’oeuvre du genre. Shirley Jackson sait mieux que personne jouer de nos nerfs comme l’on joue d’un délicat instrument et toutes ses histoires sont autant de subtiles partitions de la peur. Pour cette liste, j’ai finalement choisi We Have Always Lived in the Castle, peut-être un peu moins terrifiant que les autres, mais tout aussi mémorable.

Merricat et sa grande soeur Constance, ainsi que leur oncle Julian, sont les seuls survivants de la famille Blackwood. Tous les autres ont été empoisonnés à l’arsenic quelques années auparavant. A l’époque, les soupçons se sont portés sur Constance ; et, même si elle n’a jamais été condamnée, elle refuse désormais de quitter la grande demeure familiale de peur d’affronter les gens du village qui, eux, la tiennent toujours pour responsable. Seule Merricat s’aventure de temps à autre hors de la maison pour faire quelques courses et emprunter des livres à la bibliothèque. Merricat, Constance et Julian s’accommodent de cette existence solitaire jusqu’au jour où ils reçoivent la visite de Charles, un cousin éloigné. Il ne tarde pas à se rapprocher de Constance, mais Merricat se méfie de lui, persuadée qu’il n’en veut qu’à leur supposée fortune familiale. Petit à petit, la présence de Charles fait naître des tensions entre les derniers membres de la famille Blackwood. Elle menace également le fragile équilibre qui leur permettait de garder les habitants du village à l’écart et de protéger Constance…

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Et voilà ! J’espère que vous avez trouvé votre bonheur. N’hésitez pas à me faire part de vos impressions de lecture si vous avez choisi de vous attaquer à l’un de ces 10 romans ! Y a-t-il d’autres ouvrages que vous auriez bien ajoutés la liste ?

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